La distribution de dividendes est un mode de rémunération fréquemment utilisé par les dirigeants d’entreprise, associés et actionnaires. Toutefois, la fiscalité des dividendes évolue régulièrement et il est important de bien comprendre les règles applicables afin d’optimiser sa stratégie de rémunération.
En 2026, la loi de finances modifie notamment le taux global du prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, applicable aux revenus du capital.
Qu’est-ce qu’un dividende ?
Un dividende correspond à la part du bénéfice qu’une société décide de distribuer à ses associés ou actionnaires.
Lorsqu’une entreprise réalise un bénéfice, plusieurs choix sont possibles :
- Conserver les bénéfices dans l’entreprise pour renforcer sa trésorerie ;
- Investir dans de nouveaux projets ou financer son développement ;
- Distribuer une partie du résultat aux associés sous forme de dividendes.
La distribution de dividendes est décidée lors de l’assemblée générale annuelle, après l’approbation des comptes de la société.
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) : rappel du fonctionnement
Depuis 2018, les dividendes sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé flat tax.
Ce dispositif prévoit une taxation forfaitaire des revenus du capital, dont les dividendes.
Jusqu’en 2025, le taux global du PFU était fixé à 30 %, comprenant :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu
- 17,2 % de prélèvements sociaux
L’objectif de cette réforme était de simplifier la fiscalité du capital et de renforcer l’attractivité fiscale de la France pour les investisseurs.
Ce qui change en 2026 : hausse du taux du PFU
La loi de finances 2026 introduit une évolution importante : l’augmentation du taux global du PFU.
Désormais, la taxation des dividendes au PFU s’élève à 31,4 %, répartie de la manière suivante :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu
- 18,6 % de prélèvements sociaux
Cette hausse résulte principalement de l’augmentation des prélèvements sociaux applicables aux revenus du capital.
Pour les dirigeants et les associés, cette évolution peut avoir un impact direct sur la rentabilité des distributions de dividendes.
L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu
Malgré l’instauration du PFU, les contribuables conservent la possibilité d’opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Dans ce cas :
- Les dividendes bénéficient d’un abattement de 40 % ;
- Les prélèvements sociaux restent dus ;
- Une fraction de la CSG peut être déductible du revenu imposable.
Cette option peut être avantageuse pour les contribuables faiblement imposés, notamment lorsque leur tranche marginale d’imposition est inférieure au taux du PFU.
Une analyse personnalisée est donc nécessaire afin de déterminer le régime fiscal le plus favorable.
Optimiser la rémunération entre salaire et dividendes
Pour les dirigeants, le choix entre rémunération et dividendes doit être étudié avec attention. Il dépend notamment :
- du statut du dirigeant (TNS ou assimilé salarié),
- de la situation fiscale personnelle,
- du niveau de bénéfices de la société,
- et de la stratégie patrimoniale globale.
Une bonne stratégie permet d’optimiser la fiscalité tout en sécurisant la situation sociale et patrimoniale du dirigeant.
Notre accompagnement
Présent en Hauts-de-France (Lille, Lens et Douai), notre cabinet d’expertise comptable accompagne les dirigeants dans :
- l’optimisation de la fiscalité des dividendes,
- l’arbitrage entre rémunération et distribution,
- la gestion fiscale et patrimoniale du dirigeant,
- et la sécurisation des décisions prises en assemblée générale.
Nos experts vous conseillent afin de choisir la stratégie de rémunération la plus adaptée à votre situation.